Ornementation du makhila (makila)

De la plaque à la virole

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Mise-en-forme-virole-de-canne-basque-makhila
Pour chaque makhila (makila), nous choisissons une tige de néflier qui correspond à la taille et au poids de la personne à qui le makhila Ainciart Bergara est destiné. Tous les bois ont des diamètres, des fuseaux et des longueurs différentes. Il faut donc mesurer soigneusement le bois choisi puis reporter ces mesures sur la plaque de métal avant de la découper.

La découpe se fait selon un schéma bien précis qui permet d’obtenir des viroles coniques dont les diamètres aux extrémités sont différents, la partie haute est d’un diamètre plus petit que celle d’en bas. Une fois découpées, les parties métalliques sont mises en forme. Elles sont frappées à plusieurs reprises afin d’obtenir un cône, puis elles sont brasées.

La brasure est une étape essentielle car c’est elle qui permet de rendre invisible le point de jonction des deux côtés de la plaque de métal.

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L'ornementation par le poinçonnage

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Le poinçonnage permet de graver sur les viroles des motifs décoratifs ainsi que les lettres. Chaque élément est poinçonné à la main, avec patience et agilité.

Pour ce qui est des dessins, on retrouve différents motifs hérités de nos ancêtres, que l'on organise le long de la virole, en les séparant par des passages de limes tiers-point. Ce dernier est aussi utilisé pour réalisé des croisillons et des hachures. 

Pour le lettrage, chaque makhila est personnalisé avec le nom, le prénom, la devise (en basque) de son futur propriétaire.

Les makhilas (makilas) fabriqués dans notre atelier sont également signés en bas : "Ainciart Larressore" avant 1926 et "Ainciart Bergara - Larressore" après 1926. Cette signature vous permet de vérifier qu'un makhila vient ou non de notre atelier. Enfin, chaque makhila porte également l'année de sa fabrication. 

Voici les motifs principaux que vous retrouverez sur les makhilas Ainciart Bergara : la croix basque et la fougère, motifs de gravure « signature » de la maison. L’origine de ce choix familial se trouve dans le nom du village Larressore : en basque Larre (lande) et Soro (prairie). La fougère est l’espèce reine des landes du Pays Basque.

Croix-basque-sur-makhila-makila-baton-basque
Bâton-ferré-du-basque-arme
Symboles-traditionnels-makhila-pays-basque-baton
Fougère-signature-makhila-ainciart-bergara-baton-pays-basque

La gravure des initiales

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Les initiales sont gravées à la main sur le pommeau. La technique utilisée, dite "gravure ornementale", permet d'enlever du métal à l'aide d'un burin pour faire apparaître le lettrage.

Les gravures sont réalisées sur du maillechort - alliage de cuivre, nickel et zinc - ou sur de l'argent premier titre, un argent de haute qualité, qui contient 950 grammes d'argent pour 1000 grammes de matière. Cette qualité d'argent ne noircit pas.

Les lettres sont gravées entrelacées, une forme qui convient très bien à la rondeur du pommeau. Elles sont faites de pleins et de déliées, ce qui rend la gravure présente et lui permet de durer dans le temps.

Les couples de lettres sont inspirées d'un modèle réalisé au XIXe siècle par un graveur français très connu : Charles Demengeot, qui avait notament réalisé un monogramme avec les vingt-six lettres de l'alphabet.

Il est également possible de faire graver des dessins ou blasons sur les pommeaux en métal. Pour vérifier la faisabilité de votre demande, n'hésitez pas à nous contacter (par téléphone 05 59 93 03 05 ou par email (atelier@makhila.com). En voici quelques exemples :
Pommeau-personnalisé-canne-de-collection-basque
Pommeau-makila-makhila-gravure-personnalisé-pays-basque
Gravure-pommeau-canne-personnalisé
Pommeau-sur-mesure-commande-canne-baton-de-marche-croix-malte

Le montage des différentes pièces

Montage-du-makhila-sans-colle-main-artisanal
Une fois que toutes les pièces du makhila Ainciart Bergara sont fabriquées, soit une vingtaine au total : viroles, pommeau, dragonne, tresse, pointe, trèfle, etc., intervient le montage. Il s'agit de trouver une harmonie de ligne tout en respectant l’équilibre qui facilitera la marche. La ligne du bois est prolongée par des pièces métalliques aux extrémités, le bout  fin en haut et le plus épais en bas.

Le montage est réalisé sans aucun emploi de colle, de résine ou de plomb. Les pièces sont ajustées par forçage entre bois et métal. C’est une opération très minutieuse d’emboîtement et de calage. De manière générale, le montage est étudié pour rendre les raccords invisibles. C’est une des étapes les plus complexes de la fabrication du makhila (makila) car elle demande un coup d’œil sûr, qui ne s’acquiert que par des années d’expérience.