Fabricant de makila (makhila) depuis plus de 7 générations

Plusieurs siècles d'histoire familiale

Nous sommes aux alentours de la Révolution, au XVIIIe siècle, lorsque l'on trouve les premières traces de fabricants de makila (makhila) dans notre famille, avec Gratien Ainciart.

Antoine Ainciart, fils de Gratien, prend la suite de son père.

Il meurt jeune en 1873 et c'est donc sa femme, Catherine, qui prend le relai et continue l’activité, avec l’aide d’un frère, Jean-Baptiste, dit Sébastopol.

Leur fils Jean n’a que 10 ans à cette époque. Ce n’est que plus tard que, devenu adulte, qu'il viendra épauler sa mère.

Jean Ainciart (1863-1932)

Jean Ainciart doit beaucoup aux qualités d'artisan de son père Antoine. Il acquiert une renommée importante et est reconnu de son vivant comme un maître, un fabricant de makila exceptionnel. La maison Ainciart commence à être connue et associée au makhila.

En 1918, Jean-Baptiste Daranatz écrit « Jean Ainciart, de Larressore, est un fabricant (de makilas) renommé » et « Jean Ainciart dit Quillot, fils et petit-fils de fabricants de makila, un véritable maître dans son art ». C’est, d’après les écrits de l’époque, également lui qui a donné ses lettres de noblesse au makhila.

« Ce furent les Ainciart, fabricants de quenouilles à Larressore, petit bourg du canton d'Ustaritz, qui contribuèrent à mettre au point les proportions et les éléments décoratifs du makhila » (Claude Bailhe, 1999. Autrefois le Pays Basque).

Jean-Ainciart-fabrique-des-makhilas-baton-basque

De Ainciart à Ainciart Bergara

C’est par son mariage avec Marie-Jeanne Ainciart, fille de Jean Ainciart, que Jean Bergara rejoint l'atelier. Il apprend tous les tours de main et savoir-faire de l’atelier et fait perdurer la tradition.

Le mariage de Marie-Jeanne Ainciart avec Jean Bergara en 1926 est une date importante car elle marque le changement de la signature des makhilas fabriqués dans notre atelier.

Précédemment signés « Ainciart », nos makhilas sont désormais signés « Ainciart Bergara ». Ce changement de nom n’influe en rien sur la tradition de transmission qui se fait toujours sur place dans le même atelier : un lieu, une famille, un objet.

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Jean Bergara (1902-1972)

Jean Bergara est un fabricant de makila de talent, il maîtrise à la perfection l'ornementation des makhilas.

En 1936, lors de l’Exposition nationale du travail à Paris, il reçoit le titre de Meilleur Ouvrier de France en tant que fabricant de cannes basques Makila.

Un an plus tard, il participe à l’Exposition Universelle de Paris et remporte deux médailles. Lors de cette exposition, son travail est remarqué par le Roi de Bulgarie lors de sa visite sur place, en novembre. Le Comité organisateur décide alors d’offrir un makhila fabriqué par Jean Bergara au souverain. Le makhila porte la devise « Mon camarade et mon aide ».

Quelques jours plus tard, Jean reçoit un mot d’Albert Lebrun, alors Président de la République.

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Charles Bergara

C’est le fils de Marie-Jeanne Ainciart et Jean Bergara, Charles Bergara qui perpétue ensuite cette vieille tradition familiale. Charles fabrique des makilas (makhilas) depuis l’adolescence.

Dans les moments difficiles qui suivirent la seconde Guerre Mondiale, il réussit à maintenir la fabrication. Il parvient à toucher une nouvelle clientèle en faisant connaître plus largement le makhila lors de nombreux voyages. D’une entreprises de trois personnes (Charles et ses parents), la fabrique de makhilas devient une TPE (Très Petite Entreprises) de cinq salariés. Charles Bergara a reçu la Légion d’Honneur en 2003 au titre de l’artisanat.

À plus de 90 ans, Charles continue « à vivre dans son paradis », en forêt, et au milieu des réserves de bois, où il repère et prend soin des tiges de néflier.

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Nicole Bergara

Aujourd’hui sa fille Nicole prolonge la tradition. Elle a grandi dans l’atelier de l’etxe (maison) entre ses grands parents et son père. Elle part à Bordeaux pour étudier et y commence sa vie professionnelle dans le secteur bancaire.

En 1999, elle rejoint l’entreprise familiale ; elle ne la quittera plus. Nicole a développé en particulier de nombreux dispositifs pour mieux accueillir les visiteurs. Elle a impulsé la création du site internet en 1999 et a crée en 2002 la Maison du Makhila pour accueillir les visiteurs.

« Nous avons à coeur de parler et de partager les traditions basques. Pour permettre aux visiteurs de s’immerger dans la culture basque et de comprendre comment se fabrique un makhila, nous ouvrons notre atelier toute l’année au public ». Ces initiatives lui ont valu de recevoir la médaille du tourisme en 2012.

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Liza Bergara

Liza Bergara est la fille de Nicole. Elle aussi a grandi tout près de l'atelier. Après des études en école de commerce, elle rejoint l'entreprise familiale pour s'occuper de la communication et de la présence de l'atelier sur les réseaux sociaux.

En 2014, elle commence une formation pour adulte en gravure ornementale, à l'école Boulle, à Paris, où elle vit. Elle se forme pour prendre la suite de son cousin éloigné qui souhaite partir à la retraite.

Depuis janvier 2017, elle a repris le poste de graveur. Elle réalise les initiales qui se trouvent sur le pommeau des makhilas en métal, ainsi que les demandes spéciales des clients (blasons, écussons, dessins d'ornement divers).

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